Et que la musique commence 

                   

Il est  quatre heures du matin le radio réveil me tire de mon sommeil, non pas déjà, la nuit semble vouloir s'éterniser sous mes couvertures mais...  allez la grande lève toi , malgré mon jeune âge  j'ai une grosse journée devant moi qui m'attend, comment une jeune de 18 ans peut-elle avoir une si grosse journée au point de devoir se lever à quatre heures du matin.

         Je me donne le courage et hop debout jeune fille.  Je fais mon lit et direction la salle de bain.  Je fais ma toilette, je me brosse vigoureusement les dents et je coiffe ma longue et épaisse chevelure brune,  aujourd'hui je dois être au meilleur de moi même , l'anxiété qui s'empare de moi tout doucement mais une merveilleuse journée à vivre qui commence par ce matin ensoleillé, douce température sous le rayon du soleil levant.

        L'anxiété m'empêche d'avoir faim, j'ouvre l'armoire, j'ouvre le réfrigérateur mon esprit  qui me dit il te faut manger, mais non mon estomac refuse tout intrus dans son antre, je referme les portes,  virevolte dans la pièce cherchant par ou commencer, ha oui je m'habille,  je mets ma jolie robe à la douce couleur du bonheur  le fuchsia , avec plein de jolies paillettes qui brilleront au soleil, un long ruban de la même couleur dans mes cheveux , mes jolies chaussures neuves, wow je virevolte de bonheur quelle belle journée en ce jour de printemps.

 Une petite veste de laine blanche recouvre mon dos et mes épaules car à cette heure matinale une brise fraiche s'est levée, et j'ai long à marcher.

 Rendu à destination, bonjour M. Godin me voilà, il me regarde et me dit wow  tu seras la plus jolie demoiselle aujourd'hui dans la parade pour la fête de la Saint Jean, mais avant on travaille et ensuite je pratique la danse, je travaille dans un monde fantastique qu'est la radio,  je suis entourée de musique comme j'aime, musique qui fait vibrer la vie d'une jeune fille de mon âge,  ma journée de travail terminée, je descends à l'école de danse car pratique obligée, et que la musique commence .

Je virevolte au son de la musique Brother Louie , musique quand tu me tiens , deux heures durant la musique épouse mon corps mon esprit, je ne vis plus que pour ces pas qui épousent goulument le plancher de bois franc , virevolte mon corps, je me sens belle, légère comme une plume de cygne, et vivement la parade qui ne tardera plus.

 L'heure venue j'embarque sur la voiture allégorique toute décorée de fleurs, le système de son est prêt pour me faire danser, danser, et encore danser, 

 tout un après-midi à virevolter de bonheur et de fierté je sais que le long des rues le monde me regarde et je donne le meilleur de moi. 

Le soir venu mon corps fatigué mais d'une belle fatigue, la tête remplie de doux et de bons souvenirs qui resteront longtemps enfermés

avec plaisir dans mon esprit. Que virevolte la vie, virevolte mes nuits. 

 

                                                                                                                                    cygnorita

 

retour accueil   retour poème